jeudi 16 novembre 2017

JEAN-JACQUES PELLETIER - L'ARSENAL DU DIABLE



L’histoire

Une lettre anonyme est remise à Roland Grillet de la DGSI. Elle annonce l’imminence d’un attentat terroriste à Paris, préparé par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, émanation d’al-Qaïda. 
Une course contre la montre commence, et s’oriente rapidement vers le trafic international d’œuvres d’art, troisième source de revenus des terroristes, juste après la drogue et les armes.

Mon avis

Un thriller qui sort de l’ordinaire. Habituée aux meurtres et aux tueurs en série, j’ai trouvé ce roman très atypique. Associer Al-Qaïda, le terrorisme et le trafic d’œuvres d’art était une idée hyper intéressante.

Personnage intéressant qu’est le colonel Roland Grillet. Dotée d’une forte sensibilité, ce flic possède une particularité que les scientifiques nomment le rêve lucide. En effet, Roland Grillet peut orienter son rêve de la façon dont il le souhaite. Et vous vous doutez bien que c’est là un grand atout pour un flic de la DGSI.

On est donc pris dans un contre la montre, un voyage de la banlieue nantaise vers le fin fond du Panama et passant par la Suisse et l’Afghanistan.

Un roman prenant, palpitant. Une belle diversité de personnages. On entre très vite dans cette enquête. Un bémol cependant, quelques longueurs m’ont freiné en fin de lecture. Mais rien de très grave, je lirai avec plaisir le deuxième tome des aventures du colonel Grillet : « De la Bouche des Morts »

Un grand merci aux éditions Lemieux et au site Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce roman.

Un extrait

«  il est des scènes de la vie qui sont comme des songes. Elle vous hantent et vous attristent, laissant en tête des traces poignantes, une chorégraphie chahutée de personnes que vous aimez, qui vous manquent, dont le souvenir vous brûle et vous harcèle. Un cortège de souvenirs douloureux, provocants.
(…)
Cette dernière soirée restera gravée dans ma mémoire jusqu’à l’instant de ma mort, peut-être proche.
C’était un dimanche, à la mi-mai, je m’en souviens très précisément. »



lundi 13 novembre 2017

FRANCOIS-RÉGIS DE GUÉNYVEAU - UN DISSIDENT

L'histoire

 Partout, au cœur des sociétés d’opulence, naît le rêve d’un monde nouveau : un monde de tous les possibles, où l’Homme s’affranchirait enfin des limites de la nature.

Christian, jeune prodige scientifique, veut y prendre part. Il va participer à un projet de grande envergure : façonner l’homme de demain.

Mais face à un tel enjeu, dans la solitude de son bureau, Christian s’interroge. Inadapté, incapable de nouer des relations, il se heurte à sa propre énigme. Et si la science n’était pas le seul moteur de l’évolution humaine ?

Mon avis

Christian Sitel est un jeune prodige. Dès son plus jeune âge, il est captivé par les mathématiques et la science. Si bien qu'il s'enferme un peu dans son monde et en oublie les contacts humains.

Adulte, le jeune Christian va devoir travailler sur un projet afin de pouvoir façonner l'homme de demain par la science, un "homme augmenté". Ce projet va permettre à Christian de se remettre en question, de prendre conscience que la science ne fait peut-être pas tout et qu'il a peut-être échapper à l'essentiel de ce qui fait l'homme.

Ce roman est justement mené de main de maître par François-Régis de Guényveau. Un premier roman, et un grande réussite !

On vit cette histoire avec Christian et même si l'on est comme moi, un peu allergique au monde scientifique, on le comprend. On assiste à cette remise, ce changement de trajectoire et cela nous fait également réfléchir sur les avancées scientifiques actuelles et le transhumanisme. Notre monde actuelle est-il prêt à changer l'homme ? 
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette réflexion à la fois éthique et philosophiques sur l'humanisme. 

J'ai également beaucoup apprécié l'évocation du ballet de Stravinsky "le Sacre du Printemps" par la célèbre danseuse Pina Bausch et son rappel tout au long du livre qui apporte encore plus d'intensité à cette histoire.

Un superbe roman, qui se lit très facilement. Une belle plume, un personnage central très attachant, une belle intrigue !

à lire ! un énorme coup de coeur !

« Et au moment où il sut qu’il n’était plus vraiment un homme, il le devint. »

Un extrait


" Cette rare sensibilité qu'il n'hésitait pas à exprimer auprès de ses parents n'était donc pas seulement la réponse inconsciente aux exigences de sa mère. Il était vraiment attiré  par la matière et il avait vraiment quelque chose de plus, une faculté unique de se concentrer, de s'abreuver de connaissances et de traiter des problèmes de plus en plus complexes."

"L'Art de la fugue de Bach : pour lui c'était une oeuvre à part, mathématique, inclassable, sans doute volontairement inachevée et encore enveloppée de mystères à éclaircir. Il aimait penser que Bach avait vu et compris des choses que nous ne croyons qu'apercevoir, comme un fragment de la parfaite et complète vérité, comme l'évidence d'une loi naturelle qui échappe à notre esprit aussitôt qu'elle lui apparaît."

samedi 30 septembre 2017

ANNE-GAELLE HUON - BUZZ !



L'histoire

Bibliothécaire un peu farfelue, Bérangère s’apprête à participer à Buzz, le jeu télévisé le plus regardé de France. Sa mère Marie-Belle, qui tient un salon de coiffure, ne peut contenir son excitation à l’idée de voir sa fille empocher les cinq millions d’euros mis en jeu. Avec cette somme, toutes les deux pourraient réaliser les choses qu’elles ont inscrites au fil des ans dans leur « carnet de désirs »...

Seulement voilà, dans la vie, rien ne se passe jamais comme prévu. Surtout quand une galerie de personnages et des péripéties toutes plus folles les unes que les autres s’enchaînent et se déchaînent. D’autant qu’un mystérieux inconnu fait planer une ombre menaçante sur les participants au jeu. Une chose est certaine : des secrets seront révélés et des vies totalement chamboulées… De quoi faire un sacré Buzz !

Mon avis

Vous avez un peu le bad mood ? les vacances sont finies... le boulot a repris... Pfffff ! 

Vous voulez un livre qui met du baume au cœur ? qui vous fait passer un moment délicieux avec des personnages hauts en couleurs ? 
N'hésitez plus à vous procurer Buzz ! 

J'ai passé un excellent moment de lecture ! j'ai ri, c'est léger, avec un brin d'humour, de douceur... Un vrai petit bonbon !

L'écriture de l'auteure est tellement agréable ! simple, mais je me suis un peu vu dans un monde à la Amélie Poulain. Un monde où même si tout ne se passe pas comme prévu, on prend du plaisir et on déguste chaque chapitre.

L'histoire : La France est en plein euphorie ! oui, Buzz ! le célèbre jeu télévisé va mettre en jeu la coquette somme de 5 millions d'euros. 2 candidats vont s'affronter : d'un côté, Bérangère, Bibliothécaire et accro aux jeux télévisés auxquels elle participe sans retenue, et soutenue par sa maman Marie Belle. De l'autre côté, Emmanuelle, une jeune maman célibataire qui souhaite empoche cette somme pour offrir une vie meilleure à Léo, son fils de 7 ans. et là, bam ! tout ne se passe pas comme prévu !

Les personnages sont vraiment très attachants. Ils ont tous une histoire différente, et donnent envie de sourire. Oui car Anne-Gaëlle Huon a vraiment le don de caricaturer ses personnages, mais attention même si ça va parfois très loin, ça nous les fait aimer encore plus !
J'ai adoré le personnage de Marie-Belle. Complètement excentrique, elle ne jure que par sa progéniture Bérangère et est sûre qu'elle va empocher le banco. Elle a choisi la robe de sa fille, a installé une télévision dans son salon et suit le compte à rebours avant le début de Buzz ! et l'arrivée de sa merveille Bérangère, qui elle aussi est très attachante et très gaffeuse.

C'est franchement un super roman. On rit du début à la fin. C'est rapide à lire (trop rapide...) et on arrive à la fin en ayant passé un agréable moment, on en redemanderait même plus.

Une petite mention pour la couverture et ce gros carlinou qui certes n'est pas dans l'histoire mais est franchement trop craquant ! (c'était le moment "je gagatise" mais c'est en grande partie ceci qui m'a fait découvrir ce livre )

Laissez-vous prendre par l'ivresse du jeu Buzz ! Un vrai moment de fraîcheur et de bonheur :)


Un extrait

" C'est ainsi que Marie-belle décida de devenir riche. En tout cas suffisamment pour s'offrir tout ce que contenait son petit carnet bleu. Et dans un sens c'est déjà beaucoup.

Elle avait d'abord envisagé de remplacer Jean-Michel et son fauteuil inclinable par un milliardaire bronzé avec jet privé. Mais au-delà de l'affection qu'elle portait ce petit chauve sourd comme un pot, les milliardaires ne couraient pas les rues de Charleville. Son regard avait alors glissé sur le magazine télé abandonné sur la table basse. "

lundi 18 septembre 2017

CLARISSE SABARD - LA PLAGE DE LA MARIÉE


L'histoire

Zoé, 30 ans, est en pleine dispute avec sa conseillère Pôle Emploi lorsque sa vie bascule. L'hôpital l'appelle, ses parents viennent d'avoir un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup, sa mère est trop grièvement blessée pour espérer survivre, mais encore assez lucide pour parler. Celle-ci va révéler à Zoé qu'elle lui a menti depuis toujours : l'homme qui l'a élevée n'est pas son véritable père. Elle donne un seul indice à sa fille pour retrouver son père biologique : "La Plage de la mariée". Zoé va rester quatre mois dans le déni, puis finit par craquer et se décide à partir à la recherche de la vérité. 

Elle atterrit en Bretagne et se fait embaucher dans une "cupcakerie" tenue par une ancienne psychologue franco-américaine, Alice. Dans ce salon de thé à l'américaine, plusieurs personnages se croisent et voient leurs destins se mêler, tandis que Zoé part à la recherche de son père et tente de comprendre pourquoi sa mère lui a menti durant toutes ces années. L'arrivée d'un beau touriste pas comme les autres, Nicolas, va la perturber au plus haut point.


Mon avis

J'avoue avoir tout d'abord choisi ce livre pour... la Bretagne.

Étant exilée dans le Var, je voulais pouvoir retrouver mes racines et prolonger encore un peu mes vacances (trop courtes...).

Et que dire... non seulement ce livre m'a fait respirer le bon air iodé de la Bretagne, ses spécialités gastronomiques : oui oui les crêpes bien sûr :) mais aussi ce petit passage sur le Kig Ha Farz qui a fait remonter de beaux souvenirs d'enfance, ses paysages tellement bien décrits.

Mais ce livre m'a touché, émue... il m'a fait sourire, rire, pleurer... Je suis passée par un panel d'émotions tellement fortes, le tout orchestré de plume de maître par Clarisse Sabard, qui a vraiment le don de nous faire vivre l'histoire et de nous charmer avec ses personnages tellement attachants.

Zoé est vraiment touchante. La perte de ses parents la fait venir à Saoz pour retrouver son père biologique dont elle a appris l'existence à la mort de sa mère, mais en ne sachant même pas qui il est et en n'ayant comme seul indice que la plage de la mariée. C'est une histoire vraiment touchante qui parle du deuil, de l'amour, du pardon, et de la reconnaissance. 
Mais Zoé ne peut s'en sortir qu'avec l'aide de toute cette belle brochettes de bretons,  tous si différents et hauts en couleurs ! L'humour, l'amour, l'amitié mais également des moments plus difficiles sur la perte d'un être cher mais aussi le travail de reconstruction après un décès.

Ce livre se déguste comme l'une des gourmandises de la cupcakerie d'Alice. Un vrai régal pour les papilles mais surtout pour le moral. On verse sa petite larme à la fin du livre, triste de laisser ces personnages et de clore cette magnifique histoire... mais riche de tous ces moments passés en leur compagnie.

Un très beau coup de coeur ! Un livre à dévorer sans modération :)

Un extrait

" La vie est éphémère. On n’a pas forcément besoin d’y chercher un sens. Peut-être qu’il n’y en a pas, au fond. Ce qui compte, c’est de trouver le bon chemin qui nous mènera jusqu’au bout. Il sera semé d’embûches et jalonné de drames, mais il ne faut pas les laisser obstruer notre bref passage sur Terre. Il ne faut en garder que le meilleur. "


HAUL #11 I ÉTÉ ET ANNIVERSAIRE 2017

mercredi 9 août 2017

CYRIL MASSAROTTO - QUELQU'UN A QUI PARLER


L'histoire

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !


Mon avis

Énorme coup de cœur pour ce livre :)

Un retour sur l'enfance, la vie qu'on rêvait d'avoir quand on a 10 ans et finalement la vie que l'on a... tellement éloignée de nos rêves d'enfants...

Ce livre est une pépite. Il nous fait réfléchir sur le passé, l'innocence de l'enfance et sur ce qu'on est devenu. Il permet un voyage dans nos belles années, ces années où tout n'est qu'insouciance et légèreté et on s'interroge : que voulais-je faire de ma vie à 10 ans ? Qu'aurait pensé l'enfant que j'étais de l'adulte que je suis devenu ?

Et on se prend à rêver, à se laisser porter par l'écriture si douce et poétique de Cyril Massarotto. 

Comme j'aurais aimé pouvoir avoir cette opportunité offerte à Samuel ! Pouvoir m'appeler, discuter avec la petite fille et l'aider tout comme elle aurait pu m'aider. Essayer de faire que cette vie soit encore plus belle et agréable que celle que j'ai actuellement. Donner ce petit coup de pouce qui m'aurait permis de gravir plus d'échelons, de me sentir plus forte, plus sûre de moi !

Un gros coup de cœur pour les personnages : le Samuel adulte touchant à souhait que l'on souhaiterait aider et le petit Samuel qui malgré cette vie qui débute pour lui fera son possible pour faire que cet adulte soit totalement épanoui !

C'est le livre à lire de toute urgence ! juste MAGNIFIQUE !
N'hésitez pas une seconde, foncez !

Un extrait

" Parce qu'en ce temps-là, évidemment, les téléphones n'avaient pas de mémoire donc on connaissait des dizaines de numéro par coeur. 
68-50-41-35 
Combien de fois l'ai je composé ... c'était bien avant les portables! 
Ca va donner quoi si j'appelle? une voix enregistrée qui dit que le numéro demandé n'est pas attribué ? ou alors rien du tout ? 
Tiens je vais essayer ... je me souviens que le téléphone de la chambre des parents était tellement vieux qu'il avait encore un cadran rond qu'il fallait tourner pour composer les numéros ... C'était long, mais long ! En plus, si on se trompait juste une fois il fallait tout refaire, c'était incroyablement énervant. Le pire c'est quand on se trompait sur le tout dernier chiffre, là, c'était vraiment à devenir dingue !

Tiens, ça fait tous les petits bips très rapprochés, comme quand ça cherchait, à l'époque, juste avant la sonnerie.
Oh, et je me rappelle, quand on décrochait ou qu'on raccrochait, notre téléphone émettait un tout petit tintement, comme le bruit d'une clochette minuscule! Ah, c'est drôle comme les souvenirs resurgissent quand on ... 
" Allô ? " "

jeudi 20 juillet 2017

VALENTIN MUSSO - LA FEMME A DROITE SUR LA PHOTO


L'histoire

Los Angeles, 1959. L’actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’elle une star. Enlèvement ? Meurtre ? Disparition volontaire ? Malgré l’enquête conjointe de la police et du FBI, l’affaire ne sera jamais résolue.

New York, 1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d’Elizabeth, la mère de David. Et l’un des derniers à l’avoir vue vivante. En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats.

Mon avis

J’avais tellement aimé « Une vraie famille » que quand Valentin Musso a sorti ce dernier roman, j’ai très vite eu envie de le découvrir. Et franchement je n’ai pas été déçue.

David, scénariste en perte de vitesse, est contacté par Wallace Harris qui n’est autre que le réalisateur qui avait travaillé aux côtés de sa mère Elizabeth Badina, avant sa disparition brutale. Une disparition que David avait toujours gardée au fond de lui, celle-ci n’ayant jamais été résolue. Sa mère est-elle vivante, ou bien morte et comment cela s’est passé ? Une coïncidence que Wallace Harris le contacte ? David n’y croit guère et trouve là l’envie de résoudre cette énigme et se replonger dans la vie d’Elizabeth.

Alternant les périodes de 1959 et 1999, on va en apprendre plus sur la vie d’Elizabeth et sur les investigations de David pour découvrir la vérité. Au fil du livre et des indices disséminés, on vit cette recherche avec David et retrouver ce qui est arrivé à Elizabeth est tellement fort que l’on ne peut lâcher ce livre.

Une écriture agréable et simple comme Valentin Musso sait si bien le faire, un thriller prenant, une intrigue vraiment bien menée ! On est totalement pris dans cette histoire !

Pas de sang, ni de courses poursuites en tout genre, juste le combat d’un fils pour découvrir la vérité sur la disparition de sa mère.

Un très bon roman et un magnifique coup de cœur pour cette histoire et ses personnages si attachants !
A découvrir de toute urgence !

Un extrait

«  Ma mère... Je n'ai aucun souvenir d'elle. Je n'avais même pas un an lorsqu'elle a disparu. Pour la plupart des gens qui se rappellent encore de cette époque - la fin des années 50, celle des grandes productions hollywoodiennes -, Elizabeth Badina n'est plus qu'un nom. Celui d'une jeune actrice qui se volatilisa mystérieusement durant le tournage de La Délaissée, le troisième film de Wallace Harris. »

vendredi 16 juin 2017

CAROLE LLEWELLYN - UNE OMBRE CHACUN


L'histoire


Rescapée d'un enlèvement quand elle était enfant, Clara, 30 ans, mène désormais à Paris une vie confortable avec son mari, Charles. Pourtant, lorsqu'il lui demande un enfant, elle décide de partir sans laisser de trace.
Homme d'affaires occupé, Charles loue les services de Seven Smith, un ancien Marine, afin de retrouver son épouse. Pour le soldat américain, que la fin de la guerre a laissé sans but, la quête de cette femme disparue est une occasion inespérée d'exister à nouveau.
À travers l'Europe, Clara et Seven vont partir à la recherche de vérités sur eux-mêmes qui altéreront pour toujours le sens de leurs vies.

Mon avis

On commence à lire ce livre et on se retrouve plongé dans la vie de deux personnages brisés par leurs vies passées, par ce qu'ils ont vécu. 

Clara a été enlevé enfant et garde toute cette période ancrée dans son esprit. Certes, elle s'est marié à Charles, mène une vie très confortable avec celui-ci mais le passé ne disparait jamais vraiment...

Seven lui est un ancien soldat qui s'est battu en Afghanistan et a vécu aussi des moments horribles qu'il a gardé à l'intérieur de lui. 

Lorsqu'il se retrouve embauché par Charles pour partir à la recherche de son épouse Clara, il se sent investi d'une nouvelle mission et souhaite réussir à retrouver cette femme qu'il ne connait pas mais qui l'obsède. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi a t'elle quitter cette vie posée ? Où est-elle ?

Ces deux personnages vont vivre tout au long du livre une remise en question et suivre un cheminement intérieur afin d'essayer de se défaire de leurs blessures et se retrouver en tant que personne "normale", en tant qu'eux-même.

J'ai beaucoup aimé suivre ces deux personnages, surtout celui de Clara qui m'a fait passer par diverses émotions. On souhaite qu'elle s'en sorte, on souhaite qu'elle se trouve, qu'elle devienne heureuse et épanouie.
Seven m'a un peu moins touché, sûrement par ce côté très macho et plus attiré par le sexe que par sa femme qu'il délaisse totalement.

Le pire personnage reste Charles (mais il en faut souvent un !) qui s'est accaparé Clara pour en faire son épouse dévouée, ce qui n'a pas arrangé la recherche de la résilience pour Clara. On le déteste mais il fait tout pour !

L'écriture est vraiment parfaite. Carole LLewellyn, avec ce premier roman, nous fait passé par une bulle d'émotions : de la tristesse, de la colère mais également une envie de se battre).

Un bon premier livre ! Un voyage captivant à travers l'Europe pour ces deux personnages rongés par le passé!

Un grand merci à Babelio et aux éditions Belfond qui m'ont permis de découvrir ce livre et cette auteure :)

Un extrait

« Et lorsque le jour arriva où il me fallut choisir comment j’allais en effet mourir, ma liste de trois cent soixante-quatre options, presque autant que de jours dans une année non bissextile, me parut complètement obsolète. »


tous les livres sur Babelio.com

lundi 12 juin 2017

SIRE CÉDRIC- DU FEU DE L'ENFER


L'histoire

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 

Mon avis

Attention âmes sensibles s'abstenir... mais on a une nouvelle droit à du très grand Sire Cédric ! 

Des personnages différents, ultra bien travaillés ! les opposés, le blanc et le noir, le yin et le yang ! une intrigue super bien menée !

Manon n'en peut plus de son frère, toujours dans les mauvais coups. Ariel revient toujours la voir quand il a des ennuis et compte sur sa sœur pour l'en dépêtrer et cette fois-ci c'est sa petite amie qui l'a viré de chez elle... Bonne pâte, Manon fléchit une nouvelle fois.
Mais le lendemain matin, elle est réveillée par des gouttes qui tombent du plafond, elle se rend vite compte qu'il s'agit de sang provenant de chez son voisin du dessus... Manon décide de monter chez son voisin afin de savoir ce qu'il s'y passe. C'est à ce moment là, quand la situation est à son paroxysme, que Manon se rend compte que son cher frère a encore baigné dans un trafic pas très catholique.


Ce livre m'a tenu en haleine du début à la fin, m'a fait frémir, hurler, trembler... et passer des nuits blanches tellement il m'était impossible de le lâcher.

Ce duo "frère et soeur" est vraiment très intéressant, les relations filiales conflictuelles, le bon et le truand. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette dualité, jusque dans leur métier. Une mention pour le métier de thanatopracteur qui est vraiment bien développé et donne une belle image de ce métier qui est souvent tabou et un peu dégradée parfois.

Un bémol... pour la couverture... elle ne m'a pas attiré du tout... cette tête de bouc et surtout cette couleur jaune dorée n'est pas très représentative de ce livre à mon goût.

Un excellent thriller sombre et prenant à souhait ! un gros coup de cœur ! Je m'appelle Isabelle et je suis définitivement addict aux romans de Sire Cédric !


Un extrait

" Manon souffla dans ses mains, éparpillant les brins de gazon devant elle. Elle sentait qu'elle effleurait quelque chose d'important, sans parvenir à mettre le doigt dessus. 
C'était comme si son esprit lui hurlait qu'elle avait la solution sous son nez et qu'il lui suffisait d'ouvrir les yeux. De les ouvrir tout de suite.
Or, elle n'arrivait toujours pas à assembler les pièces du puzzle entre elles. 
La frustration qui en résultait était une vraie torture. "


lundi 17 avril 2017

JOHANA GUSTAWSSON - BLOCK 46


L'histoire

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Mon avis

J'ai longtemps hésité à lire ce livre... Pourquoi ? en grande partie par la thématique des camps de concentration... une thématique forte, dure... un moment de l'histoire que l'on ne peut occulter, mais qui peut me rebuter au niveau lecture... Quand on lit un livre, on le faire avec plaisir et j'avais du coup peur de ma réaction, peur de me retrouver bloquée dans ce livre avec des images atroces de ce moment de l'Histoire.

Puis Victence est passée par là et m'a proposé de le lire et je dois mille fois la remercier car ce livre est juste GÉNIAL ! 

Je me suis plongée dans cette histoire, où au départ on est un peu beaucoup paumé. On doit s'imprégner des différents personnages Emily la profileuse et Alexis l'auteure de livres sur les tueurs en série (un duo super efficace, très complémentaire) le commissaire Bergtröm et Erich Ebner, cet homme étudiant en médecine qui va se retrouver en Allemagne pendant la guerre en tant que prisonnier dans le camp de Buchenwald.

Une fois les personnages posés et bien identifiés, ce livre est une petite bombe qui vous tiendra en haleine tout le long de votre lecture et explosera avec force et émotions à la fin du livre ! 

Une intrigue rondement menée, des chapitres courts qui rend cette lecture haletante, et donne un rythme intéressant à cette histoire. Certes, on se doute très vite du lien entre passé et présent mais attention, Johanna Gustawsson par son écriture efficace et sans fioritures, arrive à bien capter le lecteur et risque d’en surprendre plus d’un ! Moi la première !

La thématique "Camps de concentration" est présente certes mais pas aussi dure que je ne l'aurais pensé. Elle est là pour faire un lien, pour connaitre la vie d'Erich, savoir par où il est passé. Et je dois avouer que l'auteure nous touche par la dureté de la vie dans ces camps mais sans non plus en faire trop !

Un excellent thriller, un voyage au bout de l'angoisse et de la mort ! 
Un premier roman très réussi !

Amateurs de romans noirs, ne passez pas votre chemin !

Un extrait 

" Emily releva la tête et plongea son regard dans la mer décoiffée par le vent. Elle ne comprenait pas. Mais, si tout cela n'avait aucun sens pour elle, ça en avait pour le tueur. Elle devait procéder comme à son habitude : des faits aux fantasmes du tueur, clé de ses crimes ; du logique à l'illogique. Analyser l'oeuvre, pour comprendre l'artiste. "

mardi 21 mars 2017

LAURA KASISCHKE - ESPRIT D'HIVER


L'histoire

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. 

Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

Mon avis

Noël en famille, voici ce que Holly se prépare à fêter autour de sa famille, ses amis, son mari et sa fille Tatiana qu'elle a adopté en Sibérie et qui est comme la prunelle de ses yeux. Pourtant, quelque chose cloche pour Holly... elle est persuadée que quelque chose les a suivi depuis la Russie jusque chez eux. 

Cette phrase Holly la répète plusieurs dès le début du roman et on ne peut qu'être intrigué par celle-ci...  Qui les poursuit ? Qu'ont-ils ramené de Russie ?

Mais hélas ce repas de Noël n'aura pas lieu, les invités se décommandant les uns après les autres à cause d'une tempête de neige, et Éric, son mari, qui est parti chercher ses parents à l'aéroport et qui ne rentre pas... 

On se retrouve donc plongé dans ce duel mère-fille... Un sentiment d'angoisse nous gagne... 
Holly est-elle folle ? Qui est Tatiana ? Pourquoi son comportement change-t'il en ce jour de Noël ?

Un roman très prenant, admirablement écrit et qui nous tient en haleine tout le long de cette journée ! On est nous aussi enfermé dans cette maison avec Holly et Tatiana, ce blizzard dehors, cette neige oppressante mais un grand froid aussi à l'intérieur de la maison. Une ambiance inquiétante, angoissante, tenue de main de maître par Laura Kasischke !

On alterne le présent mais avec des rappels du passé depuis l'adoption de la petite fille : la maladie de Holly, cette envie d'avoir une petite fille et l'adoption dans un pays étranger avec une culture différente. 

Un huis-clos glaçant, déroutant et qui ne vous lâchera pas jusque la dernière page !

Un extrait

" Personne ne naît sans héritage. 

Comment avait elle ou croire, pendant toutes ces annees, qu il en était autrement? 
Holly aurait du savoir mieux que quiconque que les gènes sont le destin. Que le passe réside en soi. Qu a moins de le trancher ou de se le faire amputer par opération chirurgicale, il vous suit jusqu'à au jour de votre mort ."

mardi 7 mars 2017

MATHIEU MENEGAUX - UN FILS PARFAIT


L'histoire

Maxime, enfant unique d’Élise, a tout du fils parfait : brillantes études et carrière fulgurante ; c’est un mari aimant comme un père attentionné. Un jour, sa femme Daphné va découvrir la faille dans ce tableau idyllique. Le conflit est inévitable : il sera sans merci.

Jusqu’où une mère doit-elle aller pour protéger ses filles et faire valoir ses droits, alors que personne n’accepte de la croire ?

Mon avis

J'avais adoré son premier roman : Je me suis tue. Ce livre a marqué mon année 2016. 

Et 2017 est arrivé, avec un nouveau roman pour l'auteur . Je me suis juste ruée dessus et à peine reçu, j'ai entamé ma lecture. Mais comment faire aussi bien que son premier roman ? 

Eh bien, j'en doutais mais Mathieu Menegaux l'a fait !

Mais quelle lecture ! En tant que maman, je n'ai pu que m'attacher au personnage de Daphné. 
Daphné a une vie parfaite, avec des enfants parfaits, un mari parfait... Jusqu'au jour où tout va basculer ! et là, ma lecture a chaviré, mon cœur de maman s'est emballé... Un tourbillon d'émotions, de rage, de dégoût ! Le combat de cette maman pour faire éclater la vérité, pour sortir de ce cauchemar, de ce combat contre l'in-justice !

Un livre écrit sous la forme d'une lettre à sa belle-mère. Une écriture fluide, saisissante, émotive pour l'auteur qui a vraiment le don de nous toucher en tant que femme, en tant que maman, de nous faire vivre toute cette histoire avec les yeux de Daphné, de se sentir si seule, désemparée, de vouloir tout casser, hurler, et de ne pouvoir rien faire...

Inspiré d'une histoire vraie, ce livre est le reflet du combat menée par des femmes seules dans notre société, des femmes souvent démunies et impuissantes.

J'ai terminé ce livre, bouleversée, les larmes aux yeux. 
Un récit captivant, un texte fort, et la volonté de cette maman de ne rien lâcher ! Ne rien lâcher face aux pièges qui se dressent devant elle, à cette justice pas toujours juste !

Un magnifique livre, un coup de cœur une nouvelle fois. Je pense même l'avoir préféré au premier... Une belle claque !

Bref, UN LIVRE PARFAIT ! à lire de toute urgence !

Un extrait

" Maxime avait fini par le prononcer, ce oui, et je n’en croyais pas mes oreilles, je n’en revenais toujours pas. J’étais tellement heureuse. Devant vos yeux, sous mon chapeau de sisal, je pleurais à chaudes larmes, ruinant mon maquillage. L’émotion me submergeait tant que je hoquetais bruyamment, ce qui a provoqué un fou rire de l’adjoint au maire. J’attendais ce moment depuis si longtemps. Depuis notre toute première nuit. Savez-vous qu’au matin qui a suivi, alors que nous nous promenions main dans la main dans le parc Monceau, j’ai demandé à Maxime : « Quand est-ce que tu m’épouses, dis ? » Il était une évidence, et moi une parfaite idiote amoureuse. "