lundi 18 septembre 2017

CLARISSE SABARD - LA PLAGE DE LA MARIÉE


L'histoire

Zoé, 30 ans, est en pleine dispute avec sa conseillère Pôle Emploi lorsque sa vie bascule. L'hôpital l'appelle, ses parents viennent d'avoir un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup, sa mère est trop grièvement blessée pour espérer survivre, mais encore assez lucide pour parler. Celle-ci va révéler à Zoé qu'elle lui a menti depuis toujours : l'homme qui l'a élevée n'est pas son véritable père. Elle donne un seul indice à sa fille pour retrouver son père biologique : "La Plage de la mariée". Zoé va rester quatre mois dans le déni, puis finit par craquer et se décide à partir à la recherche de la vérité. 

Elle atterrit en Bretagne et se fait embaucher dans une "cupcakerie" tenue par une ancienne psychologue franco-américaine, Alice. Dans ce salon de thé à l'américaine, plusieurs personnages se croisent et voient leurs destins se mêler, tandis que Zoé part à la recherche de son père et tente de comprendre pourquoi sa mère lui a menti durant toutes ces années. L'arrivée d'un beau touriste pas comme les autres, Nicolas, va la perturber au plus haut point.


Mon avis

J'avoue avoir tout d'abord choisi ce livre pour... la Bretagne.

Étant exilée dans le Var, je voulais pouvoir retrouver mes racines et prolonger encore un peu mes vacances (trop courtes...).

Et que dire... non seulement ce livre m'a fait respirer le bon air iodé de la Bretagne, ses spécialités gastronomiques : oui oui les crêpes bien sûr :) mais aussi ce petit passage sur le Kig Ha Farz qui a fait remonter de beaux souvenirs d'enfance, ses paysages tellement bien décrits.

Mais ce livre m'a touché, émue... il m'a fait sourire, rire, pleurer... Je suis passée par un panel d'émotions tellement fortes, le tout orchestré de plume de maître par Clarisse Sabard, qui a vraiment le don de nous faire vivre l'histoire et de nous charmer avec ses personnages tellement attachants.

Zoé est vraiment touchante. La perte de ses parents la fait venir à Saoz pour retrouver son père biologique dont elle a appris l'existence à la mort de sa mère, mais en ne sachant même pas qui il est et en n'ayant comme seul indice que la plage de la mariée. C'est une histoire vraiment touchante qui parle du deuil, de l'amour, du pardon, et de la reconnaissance. 
Mais Zoé ne peut s'en sortir qu'avec l'aide de toute cette belle brochettes de bretons,  tous si différents et hauts en couleurs ! L'humour, l'amour, l'amitié mais également des moments plus difficiles sur la perte d'un être cher mais aussi le travail de reconstruction après un décès.

Ce livre se déguste comme l'une des gourmandises de la cupcakerie d'Alice. Un vrai régal pour les papilles mais surtout pour le moral. On verse sa petite larme à la fin du livre, triste de laisser ces personnages et de clore cette magnifique histoire... mais riche de tous ces moments passés en leur compagnie.

Un très beau coup de coeur ! Un livre à dévorer sans modération :)

Un extrait

" La vie est éphémère. On n’a pas forcément besoin d’y chercher un sens. Peut-être qu’il n’y en a pas, au fond. Ce qui compte, c’est de trouver le bon chemin qui nous mènera jusqu’au bout. Il sera semé d’embûches et jalonné de drames, mais il ne faut pas les laisser obstruer notre bref passage sur Terre. Il ne faut en garder que le meilleur. "


HAUL #11 I ÉTÉ ET ANNIVERSAIRE 2017

mercredi 9 août 2017

CYRIL MASSAROTTO - QUELQU'UN A QUI PARLER


L'histoire

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu.

Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ?

Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? 

Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !


Mon avis

Énorme coup de cœur pour ce livre :)

Un retour sur l'enfance, la vie qu'on rêvait d'avoir quand on a 10 ans et finalement la vie que l'on a... tellement éloignée de nos rêves d'enfants...

Ce livre est une pépite. Il nous fait réfléchir sur le passé, l'innocence de l'enfance et sur ce qu'on est devenu. Il permet un voyage dans nos belles années, ces années où tout n'est qu'insouciance et légèreté et on s'interroge : que voulais-je faire de ma vie à 10 ans ? Qu'aurait pensé l'enfant que j'étais de l'adulte que je suis devenu ?

Et on se prend à rêver, à se laisser porter par l'écriture si douce et poétique de Cyril Massarotto. 

Comme j'aurais aimé pouvoir avoir cette opportunité offerte à Samuel ! Pouvoir m'appeler, discuter avec la petite fille et l'aider tout comme elle aurait pu m'aider. Essayer de faire que cette vie soit encore plus belle et agréable que celle que j'ai actuellement. Donner ce petit coup de pouce qui m'aurait permis de gravir plus d'échelons, de me sentir plus forte, plus sûre de moi !

Un gros coup de cœur pour les personnages : le Samuel adulte touchant à souhait que l'on souhaiterait aider et le petit Samuel qui malgré cette vie qui débute pour lui fera son possible pour faire que cet adulte soit totalement épanoui !

C'est le livre à lire de toute urgence ! juste MAGNIFIQUE !
N'hésitez pas une seconde, foncez !

Un extrait

" Parce qu'en ce temps-là, évidemment, les téléphones n'avaient pas de mémoire donc on connaissait des dizaines de numéro par coeur. 
68-50-41-35 
Combien de fois l'ai je composé ... c'était bien avant les portables! 
Ca va donner quoi si j'appelle? une voix enregistrée qui dit que le numéro demandé n'est pas attribué ? ou alors rien du tout ? 
Tiens je vais essayer ... je me souviens que le téléphone de la chambre des parents était tellement vieux qu'il avait encore un cadran rond qu'il fallait tourner pour composer les numéros ... C'était long, mais long ! En plus, si on se trompait juste une fois il fallait tout refaire, c'était incroyablement énervant. Le pire c'est quand on se trompait sur le tout dernier chiffre, là, c'était vraiment à devenir dingue !

Tiens, ça fait tous les petits bips très rapprochés, comme quand ça cherchait, à l'époque, juste avant la sonnerie.
Oh, et je me rappelle, quand on décrochait ou qu'on raccrochait, notre téléphone émettait un tout petit tintement, comme le bruit d'une clochette minuscule! Ah, c'est drôle comme les souvenirs resurgissent quand on ... 
" Allô ? " "